Hernan Rivelo,
lexpressmada.com Le concert
« Tsiaro » de Poopy a enregistré un succès à la hauteur du renom de la chanteuse. Les fans se sont régalés.
Un son puissant mais pas très net. Grosso modo, c'était le seul ombre sur le tableau. A part cela, le concert de Poopy au Palais des Sports, vendredi soir, a réuni tous les ingrédients pour affirmer un succès.
Certes, dix ans après le premier concert de la chanteuse au même endroit, il ne faut pas nécessairement s'attendre aux guichets fermés de l'époque. Ça fait plus de cinq ans que Poopy n'a pas atteint cette performance de popularité « live ». Mais cela n'a jamais été dramatique non plus. Avec la communauté d'environ 5 000 fidèles (sa moyenne pour un concert au Palais), venue encore pour cette soirée « Nostalgie », Poopy a réussi à confirmer son statut de « star ».
En tout cas, le show en général n'avait rien de fâcheux. Sur le plan émotionnel, les fans ont vraiment eu de quoi assouvir leur avidité. Pour beaucoup, c'était bien la « MP3 » en live d'une voix si douce et des chansons ayant bercé une enfance, une jeunesse, une histoire d'amour ou d'amitié, une vie entière. Bref, Poopy laisse une trace dans les mémoires.
Retrouvailles nostalgiques
A ce point, il n'y a rien d'étonnant à voir des fans se déchaîner comme des « fous », pour un morceau aussi doux que
« Izy »,
« Tsy natolony »,
« Tsy hahita », etc. On le sait bien d'ailleurs : les Malgaches sont profondément des gens du c½ur. Les fans de Poopy sont majoritairement féminins, mais le concert du vendredi a bien dévoilé des « mecs » en délire chantonnant des morceaux, les mains sur... la poitrine.
Après 26 ans de parcours, Poopy a parfaitement su gérer sa petite « industrie à émotion ». Avec sa formule, à seulement une chanson et un clip tous les ans durant la dernière décennie, elle a réussi à tenir le chemin, faisant déjà de chaque concert des retrouvailles nostalgiques.
Auteur-compositeur de quelque 130 chansons, elle confie la clé de son succès. « L'atout de la génération d'artistes à laquelle j'appartiens, c'est que chacun peut imposer sa propre identité. En écoutant les chansons d'aujourd'hui, on a du mal à différencier un artiste d' un autre », soutient-elle.
Mais en vraie professionnelle, elle a toujours su marquer la différence : c'est de bien se faire entourer de bons professionnels. Avec Mada-Pro, comme promoteur, Sonate Plus au son et à la lumière, et D'jampela à la chorégraphie, la magie a opéré durant cinq bonnes heures de nostalgie, vendredi soir.